Bilan culturel octobre/novembre

Au moment où je vous écris je suis en cours d’allemand, en train d’écouter d’une oreille un exposé sur le saxophone (inventé par Adoplf Sax, c’était la minute culture) et je suis en pleine digestion de mon sandwich chedar, aïoli, salade (fallait bien compenser avec une info dépassant – toute proportion gardée – la pertinence du propos d’un participant de secret story – non pas que je méprise ces personnes – leurs discours sont un élément essentiel à l’équilibre de notre société). Enfin bref, je suppose qu’il était nécessaire de vous exposer le contexte historique et socio-culturelle de cet article (je viens d’apprendre en direct que la première star du saxo s’appelle Coleman Hawkins et que le pionnier se dit der Vorreiter en allemand, promit c’est la dernière fois que je me la ramène avec mon super TD d’allemand, je sais que vous m’enviez et que ça vous fait mal de voir à quel point je suis à l’apogé de l’épanouissement et pas vous). Ironie mise à part, dans 30 minutes je serai libre et je volerai en direction du métro pour aller à mon cours de théâtre (amour céleste de ma vie) puis à 19h j’irai chercher ma maman à la gare, elle vient quelques jours à Lyon parce que demain je me fais opérer des dents de sagesses. Même si ça fait une semaine que je me demande quelle musique passer à mon enterrement si je meurs lors de l’anesthésie, je suis vraiment contente de me faire opérer puisque ça fait environ 2 ans – oui – que j’essaie d’avoir ce foutu rendez vous, c’est-à-dire que l’année dernière j’ai fais des radios puis n’ai jamais réussi à avoir quelqu’un au téléphone pour fixer une date d’intervention et quand j’ai enfin pris la décision de me rendre directement à l’hôpital on m’a dit qu’il fallait tout refaire puisque les radios de Novembre étaient trop anciennes. J’ai donc refais des radios, scanner etc, et on y est enfin : demain je me fais opérer. Je flippe un peu, mais je vais faire genre que non parce que je suis une guerrière.

Outre les divergences dentaire et les saxophones – dernière anecdote après j’arrête je vous le jure sur ma platine que je n’ai pas encore, c’est très drôle parce que ça fait 15 minutes que je tape frénétiquement sur mon ordi et ma prof croit que je prends des notes assidument alors qu’il n’en est rien, je me sens comme une hors la loi, c’est fort grisant (je n’aime pas cette expression j’ai toujours l’impression que ça veut dire l’inverse de ce que ça veut dire) – je suis allée au cinéma et au théâtre pas mal de fois ces derniers temps, je me devais donc de vous faire un petit bilan culturel (je vous jure une 2e fois sur la vie de ma future platine, je vais essayer d’en faire plus régulièrement). Force est de constater que ce bilan sera plutôt déséquilibré, entre cinéma d’auteur, dessin animé pas pour les enfants, bd et j’en passe.

Série

Rick et Morty

C’est une série/dessin animé, complètement barrée sur un grand père scientifique et son petit fils qui partent en mission dans différentes dimensions, où on découvre une infinité d’autre Rick et autre Morty. Au début, la série donne l’impression d’être un dessin animé devant lequel se poser quand on a pas envie de regarder un truc intelligent mais plus tu avances dans les épisodes, plus tu te rends compte que les personnages évoluent de façon fulgurante et pleins de liens se créés entre tous les épisodes. Je vous conseille cette série puissance mille, si vous aimez bien l’humour noir, que vous craignez pas les paroles blasphématoires/vulgaires et que vous aimez les histoires pleines de liens et de sous entendus.

Théâtre

Je suis Fassbinder, Falk Richter

Je suis allée voir cette pièce Vendredi dernier avec des potes du théâtre, et j’ai été subjugué par ce spectacle, il était mis en scène par Falk Richter et Stanislas Nordey, dont le premier est l’auteur de la pièce. On parle de l’Allemagne dans les années 70, qui à cette époque ressemblait de près à notre société actuelle puisqu’elle faisait face à la bande à Baader, un groupe terroriste. Le sujet est hyper actuel, on parle de fléaux de la société, de terrorisme, de la montée de la droite extrémiste… et des problèmes de communication et de liens sentimentaux, difficilement nouables lorsqu’on vit dans la peur.  J’ai pleuré plusieurs fois lors de la pièce comme j’ai pu rire (jaune), ou me sentir mal à l’aise. La façon dont le sujet est amené, la mise en scène, tout est fait pour que le spectateur finisse par ressentir quelque chose au fond de lui, un appel, une remise en question. Bref, c’est un spectacle qui remue.

Cinéma

Maryline

Le dernier film de Guillaume Gallienne avec Adeline d’Hermy, ce film est un vrai bijou du cinéma français, même si j’ai pu entendre des critiques négatives à propos du scénario, de mon côté je reste profondément touché par l’histoire de cette jeune femme qui se bat pour réaliser ses rêves dans un monde qui n’offre pas une grande bienveillance aux nouveaux talents. Pendant tout le film, tu te trouves chargé d’émotion, ça monte petit à petit et à la fin, c’est comme une bouffée d’air frais, et personnellement – parce que je suis une grosse fragile de l’émotion – j’ai fondu en larmes. Je ne peux que vous conseiller ce film, en plus Adeline d’Hermy est une actrice incroyable, avec un talent et un je ne sais quoi peu commun qui mérite d’être reconnu.

Jalouse

J’étais sensée aller voir « Le sens de la fête » avec ma Maman mais je me suis plantée d’horaires/ de cinéma, bref je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais ce film ne passait plus après 18h alors on est allée voir « Jalouse » qui avait l’air plutôt fun et détente (je suis au paroxysme de la définition pointu et minutieuse, vive moi, la grande critique cinématographique).

C’est l’histoire d’une femme qui ne peut pas s’empêcher de rabaisser les autres, parce qu’elle ressent en elle un profond mal être, sauf que ce problème va prendre beaucoup d’ampleur et à force de jalousie et coups bas, elle va prendre le risque de perdre tout ce qu’elle a.

Livres

Le grand méchant renard, Benjamin Renner

Je suis allée le voir au cinéma au début de l’été, et j’ai tellement aimé que j’ai acheté la bd, qui est une vraie petite merveille. C’est l’histoire d’un renard qui n’arrive pas à faire peur, il réussit quand même à voler trois œufs, grâce aux conseils de son ami le loup, mais quand les poussins naissent, ceux ci prennent le renard pour leur maman et lui ne va plus vouloir les manger car ils sont trop mignons, ce qui ne va pas plaire au loup.

Les dessins et les couleurs sont très doux, l’histoire drôle et touchante, on se laisse facilement embarqué dans toutes ces aventures, nous laissant croire qu’on a 8 ans à nouveau. Et ça, ça n’a pas de prix.

Danser, Astrid Eliard

Un livre que j’ai dévoré en quelques jours, il parle de la vie de trois jeunes gens à l’école de danse de l’opéra. Au début j’ai eu un peu de mal avec l’écriture un peu simple mais plus j’avançais dans ma lecture plus je me suis laissée embarquer dans l’histoire de Chine, Delphine et Stéphane, ces enfants de l’art, des étoiles plein la tête mais toujours dans la peur et la conscience que tout peut s’arrêter du jour au lendemain.

Le parti pris des choses, Francis Ponge

Bon là je triche un peu parce que c’est un livre que j’ai dû lire pour la fac, mais j’ai tellement aimé qu’il me paraissait inconcevable de ne pas lui laisser une petite place dans cet article. Le parti pris des choses c’est un recueil de poèmes un peu particulier puisqu’il s’agit de définitions d’objets du quotidien, des définitions qui vont amener le sujet à être personnifié afin de le rendre presque vivant. Francis Ponge va réussir à donner une dimension poétique à ces objets quotidiens, on assiste à un vrai travail de découverte et de contemplation qui cherche à nous faire voir autre chose que ce que la réalité nous montre tous les jours, prouvant ainsi que l’objet poétique est inépuisable.

Musique

Pas de grande nouveauté ces derniers temps, je vous laisse quand même avec quelques titres de ma playlist de la joie:

Gimme gimme, Aba

L’amour à la plage, Niagara

Sarà perche ti amo, Ricchi E poveri

You’re the one that I want, Grease

Sexbomb, Tom Jones

I’m that guy, Agar Agar

Edit: Nous sommes jeudi, je ne suis pas morte et j’ai les joues gonflées. Vous pouvez donc en déduire que tout s’est passé comme prévu. Ainsi, vous êtes tous bien rassurés, je m’en vais alors tranquillement boire mon super smoothie lait de riz, banane, cannelle et regarder « Le goût de la vie », film que j’ai vu un demi million de fois mais que je regarde quand même encore et encore, parce que ça parle de cuisine gastronomique, d’amour et de famille. Voilà. 

 


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