Article à fort potentiel joyeux pour tenter d’oublier l’état de stress intense dans lequel je suis.

20171227_131309Il représente ma joie, mon bonheur, mon extase. Je devrai peut être même lui écrire une chanson à mon appartement chéri. Quand je rentre chez moi je suis tellement heureuse, il me remplit d’allégresse. C’est fou. Cela va faire 1 an et demi que je suis partie de chez mes parents (oui je suis un piou piou) et c’est déjà mon deuxième petit cocon. Le premier c’était un studio que j’ai beaucoup affectionné mais la fenêtre qui donne sur la cage d’escalier et l’autre (que je ne pouvais pas atteindre – vive mon mètre 60 – ok 57 maintenant chut et lis et la suite) sur la cour de l’immeuble avec les odeurs du restaurant libanais qui remontaient c’était pas terrible. Et puis vivre toute seule, au début c’est sympa, tu te ballades à poil, tu écoutes de la musique à fond même à 2h du matin, tu fais de l’art contemporain avec ta vaisselle dans l’évier mais bon au bout d’un moment c’est pas la folie. Alors quand j’ai pu me mettre en coloc avec Doudou – pas de jugement sur ce surnom svp, c’est mignon ok? – je ne vous décris pas mon enchantement et mon enthousiasme. On a dû en visiter 3 ou 4 – d’ailleurs nous avons bien failli perdre la vie pendant l’une d’entre elles pour cause d’un ascenseur aussi large qu’une boîte de lentilles cassegrain et qui de surcroit tremblotait – je vous jure on aurait dit une caméra cachée. –  avant de tomber sur celui qui allait devenir – sans exagération – le rêve éveillé de l’enfant de 8 ans qui vit dans mon coeur. Dès que je l’ai vu, j’ai su que j’allais me battre avec acharnement pour l’avoir. Il y avait du parquet, une petite cuisine ouverte sur le salon et l’entrée avec un bar, un plafond haut avec des moulures, une baignoire et surtout: des fenêtres qui donnent sur l’extérieur. Ça paraît bête dit comme ça, mais moi sur le moment j’en ai eu les larmes aux yeux. Et puis après moultes péripéties, des négociations au téléphone à n’en plus finir, nous y voilà, le premier appartement qui ressemble à celui de mes rêves, et en soi, c’est une vraie petite victoire.

C’est sympa de vous parler de mon appartement mais venons en au point culminant de ma félicité: mon dimanche chez mon frère et le couscous de feu de Dieu qu’on a mangé (je tiens à faire un point chronologique, il ne s’agissait pas de dimanche dernier mais de celui d’avant). J’ai passé une si belle journée avec eux, à chaque fois ça me fait un bien fou de les voir et de rire dans notre cocon familial si doux et particulier. Aussi loin que je m’en souvienne ça a toujours été comme ça, quand on se retrouvait on passait notre temps à manger, discuter et rire, et quand je repense à ces moments j’ai toujours l’image d’un lieu très ensoleillé même si en fait on est en hiver et qu’il fait -15 degrés. Quand je suis avec ma famille l’expression dolce vita prend son sens, je passe juste du temps, du bon temps. En plus j’ai vu mon neveu, mon babou chou pour les intimes, qui me comble de bonheur. Je crois que cette journée j’en avais besoin avant de passer tous mes concours, ça recharge les batteries comme on dit.

Samedi – samedi dernier du coup – j’ai vu l’une de mes meilleures amies d’enfance, d’habitude on se retrouve le mercredi soir pour manger une salade de chèvre et se raconter nos vies en écoutant de la musique mais on a rarement l’occasion de se voir le week end alors c’était avec une grande joie que je l’ai retrouvé ce midi pour manger en ville puis faire un peu les soldes (j’ai acheté le dvd du grand méchant renard) et on a fini chez moi à faire des crêpes en écoutant le pudding à l’arsenic et en faisant du play back sur la chanson du dimanche. C’était une super journée et je suis contente de ne pas l’avoir passée sous ma couette en pls, imaginant tous les scénarios possibles qui auraient pu m’arriver le lendemain, journée qui, soi dit en passant, était probablement l’une des  plus importantes de ma vie (j’exagère à peine mais ça m’aide à dédramatiser, notez que cette remarque est dénuée de bon sens). Je ne vais pas en parler maintenant, j’ai trop peur que ça me porte malheur, mais croyez moi, on est pas loin d’une affaire d’état, c’est presque aussi important que de retrouver l’identité des fourbes, infâmes, marauds qui ont volé un camion de Saint-Nectaire – ça a été un choc pour notre peuple, surtout quand quelques heures plus tard on vous enfonce le couteau encore plus profond dans le coeur quand un bon journal parisien (dont je tairai le nom même si je viens de le citer) pense qu’on peut faire une truffade avec du Saint-Nectaire. Ignorant.

Il est 11h30, je suis dans mon lit à regarder avec amour et délectation le bleu approximatif de notre ciel lyonnais – le printemps me manque… – et à me demander ce que je vais manger ce midi. Sinon aujourd’hui j’ai prévu d’écouter les chansons de ma tendre playlist du bonheur, regarder ma série, lire, ranger mon appart et bosser. Un peu. Et si il continue à faire beau j’irai au parc. Prenez soin de vous et mangez du Saint-Nectaire.


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